Randonnée à Chamechaude

Samedi 14 novembre

Le réveil sonne beaucoup trop tôt.

Après un passage éclair à la salle de bain, me voici prêt à rejoindre les copains pour le week-end de randonnée.

Pour la sortie mensuelle de novembre, nous avons décidé d’aller du côté du Massif de la Chartreuse et d’atteindre son point culminant situé à 2082m : Chamechaude.

Nous nous garons à Sappey-en-Chartreuse, et nous empruntons une route qui nous mène un peu au dessus du village, juste au l’au et où commence le chemin de randonnée. La montrée dure moins de deux heures et nous atteignons facilement l’alpage du habert de Chamechaude à 1570m, qui offre un refuge non gardé.

Nous décidons de déjeuner sur place afin de prendre quelques forces pour l’excursion de l’après-midi. Au dessus de nos têtes se dresse la Tour de Chamechaude. Pas sûr que nous ayons les capacités d’atteindre le sommet le jour même, d’autant plus qu’il faudra prévoir le temps pour redescendre avant le coucher de soleil.

Vue depuis le refuge

En début d’après-midi, nous nous mettons en route. Direction l’Ouest par le sentier de Chamechaude et sans objectif particulier. Nous sommes venus nous couper du monde et pour marcher, alors nous marchons.

Alors que le chemin traverse un passage avec de nombreux arbres, un sentier secondaire suscite notre curiosité. Il mène au Belvédère de Roche Rousse. Nous décidons de l’emprunter et grand bien nous en a pris. À l’arrivée, s’offre à nous un point de vue insolite sur la vallée.

Très vite cette dernière est envahie par une mer de nuages et les cimes des montagnes dessinent des îles en mouvement perpétuel. Tous les appareils photos sont mis à contribution.

Il ne nous manquait pas grand chose à ce moment là. Peut-être une bière.

Je crois vraiment qu’il ne manquait qu’une bière. Pas vous ?

Nous terminons d’épuiser quelques batteries d’appareil photo et de remplir les cartes mémoires, sans oublier d’imprégner la nôtre de la sérénité et du sentiment de paix ressenti.

Nous nous sommes remis en route, direction la Source de Bachasson (1635m) pour refaire le plein en eau. On ne peut pas la rater, il y a là une cabane fermée, puis le lacet de sentier qui vient du Col de la Porte.

La bonne idée a alors été de se dire qu’on allait remettre l’escalade du gros massif calcaire à demain mais qu’on pouvait grimper de quelques dizaines de mètres pour se poser et voir s’écouler le reste de la journée.

Nous nous sommes posés, et nous avons attendu. Le soleil descendait lentement. Il prenait le temps.

De retour au refuge, nous avons eu l’agréable surprise de voir que le lieu avait été investi par une trentaine de jeunes venus fêter un anniversaire. Vingt d’entre eux allaient dormir sur place. L’étage étant déjà réservé, il ne nous restait alors plus que le rez-de-chaussée. Je vous ferai grâce des détails concernant notre nuit, mais sachez qu’il y aurait de quoi faire un billet d’humeurs.

Avant de prendre l’apéro – merci Olivier pour le génépi, Marine pour le saucisson – nous n’avons pas laissé échapper les derniers rayons de soleil.

Dimanche 15 novembre.

Guilhem a lancé les offensives et il n’a attendu personne pour aller capturer les premières lueurs du matin. Vous vous doutez bien qu’on n’allait pas le laisser tout seul.

À dix heures, après avoir avalé quelques barres de céréales on s’est remit en marche avec comme objectif, celui d’être au sommet de Chamechaude pour la pause déjeuner. Nous avons donc emprunté le même sentier qu’hier, mais au fil de l’ascension le groupe s’est divisé en deux. Élise et Olivier se sont rués vers les crêtes. D’ailleurs on peut les voir poser très fièrement au dessus du vide.

Depuis le somment on peut apercevoir le refuge. Vertige garanti.

Je n’ai bien sûr pas oublié de faire un selfeet bien mérité.

Est-ce qu’on repart bientôt ?

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