La Synapsie

Il y a un lieu où je voyage et qui n’est pas une ville, ni une région ou même un pays. On ne le trouve pas sur les cartes, ni dans dans les manuels d’histoire et géographie. C’est un lieu où les paradoxes n’existent pas, et pourtant ils se réalisent. Un lieu ou l’on peut être et en même temps ne pas être. Un lieu où il est possible d’entrevoir une syzygie du cœur, du corps et de l’esprit.

Ce lieu, c’est la Synapsie.

Terre d’asile, mère de chimère

Comme dans un songe, on baigne en Synapsie. L’air semble y être plus dense et vaporeux et l’on s’y déplace en toute quiétude, sans peur de tomber. D’ailleurs il me semble que l’on n’y chute pas vraiment et que lorsque l’on trébuche, cela se fait sans gravité. La Synapsie est comme cette île où personne n’échoue, elle est terre d’accueil. Quiconque voudrait fouler de ses pas ces terres insulaires, serait à même de repousser les horizons ou de rapprocher les rivages. Libre à nous d’emprunter les chemins de plaine ou d’élever des montagnes ; puis de les gravir afin d’effleurer de nos doigts la voûte étoilée.

Comme dans un songe, on navigue en Synapsie. La théorie du tout, en chef d’orchestre, rassemble les interactions fondamentales ; les croyances ne s’opposent plus à la science. Le monde est une peinture où se mêlent le savoir, le vécu, les rêves, les souvenirs et les fantasmes. Dans cet Univers, à la frontière de l’horizon des événements, s’y incarnent des chimères devenues des êtres de chair. Et les géants, quant à eux, ne sont jamais invisibles. 

Le domaine des possibles

Bien des sentiments ont animé, et animent encore pour certains, le cœur des hommes dans leurs relations avec les divinités. De l’amour bien sûr, mais aussi de la crainte ou de la jalousie. Les titans, les dieux et autres entités célestes ont trop longtemps monopolisé le domaine des possibles. 

La découverte de la Synapsie a très certainement redistribué les cartes. Quel mortel voudrait encore de l’Olympe alors qu’il suffit de voyager en Synapsie.

Voyager en Synapsie

La Synapsie a très certainement toujours existé, tout autour de nous ; et en nous. 

Pour voyager en Synapsie, il faut se préparer à aller à la rencontre de soi, de son alter ego, et de ses autres antithétiques. 

Pour voyager en Synapsie, il faut accepter parfois la solitude des déserts blancs, et au détour d’une dune, pouvoir se rouler sur les herbes de ces jardins avec des arbres à fleurs.

Pour voyager en Synapsie, il faut se mettre en chemin.

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