Poésie ininterrompue

Prisme de beauté

Premier soir d’été
Ma joue contre ta joue
Sentir ton corps et
Écouter ton cœur
Quand tes yeux contemplent
La beauté du monde

Parcmètre

L’arrière d’une voiture
Les cœurs dans l’heureux-dateur
Une mise à l’amende

Marque page

Ouvrir et fermer
Livres sans titre et sans nom
Puis un marque-page

Expresso

Ta voix ce matin
Premier café du matin
Un sourire en coin 

Les rugissants

L’éternité, n’est-ce pas ce néant
Qui habite insidieusement
Ton absence ?
Dès lors, j’aspire plutôt à l’infini ;
Celui qui s’incarne
Sur le flot de tes mots rugissants
Pour peupler ton silence.

Escompter

Je veux être aussi celui à qui
Tu penses quand tout va bien.

Notre monde

Un monde nouveau se crée,
Au delà des mers et des océans,
Bien après les déserts blancs,
Aux extrémités des arbres à fleurs,
Dans le dernier rayon de soleil,
Dans la clarté de la pleine lune,
Durant le premier refrain
D’une chanson qu’on aime aimer,
Mais surtout, et pour toujours,
Un nouveau monde se crée
Au détour de chacun
De tes regards posés sur moi.

Une ombre

J’ai su oublier
Ce poème qui te ressemble
Une ombre à minuit

Persévérer dans son être

Il est lourd le poids de plumes,
De tomates, de pommes,
De chair et de cœur.
Il est rouge le sang,
Il est vif et ne saigne pas à blanc.
Il est sourd le cri,
Il habille le silence hivernal.
Il est incertain le mandat,
Cet instantané du mot toujours.
Il est sans fin le chemin,
Sans queue ni tête,
Sans panneaux de circulation.
Il est un ; différent.
Et un peu brouillon.

Tribute to JJG

Privée de Parc de la tête d’or,
Elle remet du vieux pain sur son balcon,
Pour attirer les moineaux, les pigeons.

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