Poésie ininterrompue

Souffle du géant

S’en aller, sans détour.
Retrouver le parfum
De ta peau usant ma peau.
S’en aller, sans retour, au
Delà de l’horizon des sentiments.
Bercé par l’éther et le souffle blême
D’un géant qui n’a plus de cœur.

Peut-être

Il y a peut-être un nous.
Juste avant le vide et le néant.
Entre le manque et la distance.
Alors que la gravité s’invite à la danse.
Que les soleils illuminent nos silences
Et nous font oublier nos errances.

Crépuscule

Tu as préféré le grand écart
Entre lui et moi plutôt que
Le grand écart sous nos draps.

La rose en ses pétales

Hier les étoiles ont vu
La rose se lover en ses pétales
La nuit enlacer le jour
Le ciel caresser la terre
Et mon corps en ton corps.

Nos ondes corpusculaires

Tu m’offres la caresse du jour
En mes nuits d’hiver.
Tu retiens le manteau de nuit
Sur mes arides déserts.

Quickie

Mon sang sans répit
Quatre pattes et un chemin
Quickie du matin

Fin de transmission

Tes questions n’appelaient qu’un oui.
Tes doutes n’avaient pas de nom.
Tes errances m’ont perdu pour de bon.

Sexfriend

Aimer à crédit
Coup de foudre puis de foutre
Les bourses vidées

À portée de tes lèvres

Ma joue sur ton épaule,
J’ai déposé à portée de tes lèvres
Ces mots que je transpire et qui,
Hier encore, se déversaient à
La Source des fluides de nos
Corps entremêlés

Fin de transmission

Ribambelle de mots
S’entremêlent.
Sans consonnes,
Désespérément aphone.
Mais sans phrases,
Plus d’emphase.
Et sans écoute,
Ne vainquent que les doutes.

Envie raisonnable

Ne le fais pas parce qu’on t’a dit que tu ne pouvais pas le faire.
Fais le parce que tu en as envie.

L’ordre des choses

L’éternité dure un jour,
Et une longue nuit.
À l’aurore, des larmes transportent
Les lueurs d’un monde nouveau. Là
Où les rivières rejoindront les fleuves,
Et les fleuves rejoindront les océans.

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