Poésie ininterrompue

La horde

Pas là mais partout
Pour peu ou beaucoup
J’irai lui tordre le cou

Harmonique

Deux mots à demi-nus
Deux corps vibrants
Pour un accord naissant
Une mélodie qui dit
Que rien, ni le néant
Ni le zéro ne sont absolus

Les amants aux pieds nus

Il se murmure que la plage
Est habitée par les amants
Aux pieds nus.
Leur ballet écrit dans le sable
Des histoires inachevées que
Les vagues emportent au crépuscule.
Elles vont alors nourrir
Les plaintes de ces marins
Qui ont oublié la terre.
Au point du jour, les amants
Aux pieds nus s’aimeront
À nouveau.

Y penser

Je ne connais pas ton visage.
Mais partout où je t’imagine,
Il fait jour.
Je ne connais pas ton nom,
Ni en quel lieu te retrouver,
Mais je sais qu’il y fera jour

Jour la nuit

Son regard illuminait le monde,
Son rire faisait danser la nuit.

Douleur ambivalente

Il y a des fins de jours
Où l’on pleure
Car la lumière nous fuit,
Autant que l’on pleure
Car la lumière vaut nuit.

Tortueuses

Des racines pleurent
Nos coeurs se trompent, se leurrent
Noisetier qui meurt

Ordesa

En arrivant à Ordesa, on devine que la vallée est habitée des Dieux. Il viennent écouter le coeur de l’Homme, cherchant en vain un souffle éteint et lâche.

Mais l’Homme a renoncé depuis longtemps à accepter la main tendue par les géants. L’herbe a caché les chemins de traverse.

Singulier

Est-ce qu’il vous vient à l’esprit que la grandeur de tout ce qui fait ce monde ne vient que de la petitesse de ce que nous sommes ?
Nous sommes à la fois insignifiants et si singuliers.

Rosenthal

Je pourrais continuer de rêver de toi, et moi, figés entre les flocons à Rosenthal.
Le temps se serait suspendu, alors que je me serais réfugié au creux de ton cou.

 

Espoir

Futur imparfait
D’un passé décomposé
Naitre que demain

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