Poésie ininterrompue

Volkswagen

Un van Volkswagen, des copains, et des horizons lointains.

Ah. Et des bières aussi.

Balance

Quand est venu le trop plein,
Je m’en suis remis au temps.
Mais lorsque est venu le trop vide,
Le temps s’en est allé,
A sombré,
S’est abîmé.

Ascension

Et si je tombe; entre tes mains ce corps, étendu, est tenu.
Et si je plonge; entre tes mains ce cœur, est pendu, retenu.

Tipasa

Vivement qu’on se couche; dans un monde jaune et bleu.

Accolades

Et si aux parenthèses, aussi belles soient-elles, nous nous risquions à des accolades insensées mais qui jamais ne se ferment ?

Defying gravity

Tout mon corps a renoncé à résister.
Tout mon cœur n’attend que d’y succomber.

Là, dedans

Je n’ai qu’un coin dans ma tête
Je n’ai qu’un creux dans mon cœur

De Terre à Terre

L’harmonie sait qu’une vague finit par s’échouer sur le rocher
L’harmonie sait qu’une vague saura embrasser ce rocher

Et tomber

Et ce sourire que les ténèbres ne sauraient dissimuler
Et ce rire que le dernier des hommes pourrait entendre
Et ces yeux pour lesquels la beauté du monde existe encore

Et si tomber je devais.

Des attractions

Est-ce que les émotions se figent sur l’horizon des sentiments ?

Et Magellan

Avoir faim.
Briser ce bout de mur, aller à l’ouest.
Poser un pied dans la mer, l’autre à Tenerife.

Puis avoir soif.
Sauter à pieds joints dans l’oasis, éclabousser les dunes.
Plonger les pieds dans l’océan, la tête dans les étoiles.

RSS