Poésie ininterrompue

Vestige

Sans fond, l’âme divague.
Cent vagues, la lame de fond.

Pun

Le train est direct, sans périphrases.
Et les mots viennent sans crier gare.

L’écrin

Soir et matin.
L’âme contre ton sein,
Le cœur au creux de tes mains.
Reste au corps, le plus beau des écrins.

Lame de fond

As-tu vu le soleil se coucher
Au creux de la vague ?
As-tu entendu sa complainte
Lacérée par la lame ?
L’espace d’un instant, ses yeux
Se fermeront. Viendra le silence.
Et il s’imaginera que le bonheur
N’a pas quitté le peuple des hommes.

On s’aimait trop fort

On s’aimait trop fort
On avait envahi nos corps
Et noyé les draps
On avait brisé les cages
Et poussé les murs
On avait soulevé les dunes
Et aspiré les embruns
On avait soif,
On avait faim
On avait attrapé le ciel
Et repoussé l’horizon
On avait consumé
Tout l’air de la Terre
On a dû s’aimer trop fort
La lune rouge
S’en souvient encore

Ton nom

Hémorragie,
Vent solaire,
Avalanche
Et tsunami.
Rien n’emporte au loin ton nom

Écho

Hémorragie
Vent solaire
Avalanche
Et tsunami

Rien n’emporte au loin ton nom

Trop vite

Personne n’a eu le temps de lui dire qu’il courait vite, bien plus vite que le bonheur.

Rideau

Si il n’est pas de rideau, pourquoi laisser venir la nuit ?

Voile levée

Si il n’y a pas de rideau,
Pourquoi laisser venir la nuit ?

Le berceau

Le berceau des larmes est le lit de tous les doutes.

Nuit blanche

À broyer tout le noir, il ne reste que le blanc à la nuit.

Neuf

Trois fois mon cœur s’est brisé en trois

Embellie pulmonaire

Réveil des corps
Amour physique
Chimie organique
Bouts de souffle
Anoxie
Embellie pulmonaire

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