Poésie ininterrompue

Rivages

Naviguer à vue
Tes lèvres au crépuscule
Et jeter l’encrier

Silence et néant

J’ai rêvé de toi et moi
Figés au delà de l’horizon
Des événements.
Nos corps encore
Liés par la seule force
D’une passion plus affamée
Que l’ogre Gargantua.
L’espoir qu’un dernier coup de rein
Nous achève,
Et qu’implosent nos chairs
Pour ne rien laisser au silence.

Peau à peau

Douce perversion
Quand nos clapotis de peau
Subliment en silence

Gargantua

Rien.
Rien ne s’échappe de Gargantua.
Pas un cri,
Pas un mot,
Pas de volonté,
Ni d’intention.
Pas même le désir.
Rien.
Rien ne s’échappe de Gargantua.
Figé sur l’horizon des événements,
Ce sentiment non déclaré ; et
Pour l’éternité.

Révolution

La théorie du tout
Nos interactions
Fondamentales
Nos corps
Tantôt étirés
Tantôt en mêlée.
Aphélie,
Périhélie
L’Univers n’existe plus
Au delà de notre lit.

L’idylle en île

Tu embrasses les vents solaires, et moi j’ai brûlé mes voiles, j’ai brûlé mes ailes. Il y a t-il une île sous cette atmosphère, une idylle si tu me laisses toucher terre ?

La tentation de l’été

Qui a besoin
D’un discours grandiloquent
Lorsqu’il suffit de ton rire
Porté par le vent

Légèreté au printemps
L’été est tentant

Au fer rouge

Le fil de la vie
Qui s’écoule et fait son lit
Marqué.e au fer rouge

Andromède

Ce n’étaient pas l’espace
Et le temps
Qu’elle voulait.
C’est le ciel tout entier
Qu’elle désirait.
Qui se contenterait
Des bras d’un mortel
Quand Andromède,
Dans son tourbillon, appelle.

La solitude des astres

Dans la peine ;
Solitude.
Dans la joie ;
Solitude.
Dans les solstices et les équinoxes ;
Solitude.
Dans les bras des céphéides ;
Solitude.
Dans le cœur de Gargantua ;
Solitude.
Puis l’espoir ; celui que l’éternité ne soit
Qu’un instant, dans toute l’éternité.

Les lèvres

Tes lèvres félines
Contre les miennes satines
Fluides organiques

Lacéré

L’âme lacérée
Quand ta chair a dévoilé
La lame acérée

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