Poésie ininterrompue

L’océan de coton

Parfois je te revois,
Je nous y vois.
Ton âme de nu vêtue
Dans l’écrin de ton corps tatoué.
Peu à peu, peau à peau,
Nous dérivons sans horizon
Dans cet océan de coton.
Nostalgie de ces moments
Que l’on n’aura pas vécus
Écho de ces silences
Que nous n’aurons pas fait trembler.

Tes essentiels

Les petits riens à tes côtés
Devenaient essentiels et suffisants.
Je me contentais de Tout,
Tu ne savais pas nous offrir moins.

Verlaine dans la plaine

Je sais vouloir écrire un poème
Mais les mots qui me viennent
Sont des mots de peine.
Mes sentiments hors quarantaine,
Tel Rimbaud embrassant Verlaine,
Petite mort dans la plaine.

À bout de souffle

Embrasse-moi jusqu’à l’anoxie
Mais laisse-moi une once de répit
Que j’accueille l’agonie consentie

Ton amour, mon amour

Ton amour est ce monde nouveau
Il n’a pas de frontière
Il n’a pas d’interdit
Ton amour est ce parfum rare
Il est surgissement
Il est déjà si familier
Ton amour est cet inconnu
À travers lui, je ne me souviens pas
À travers lui, je fais connaissance

Les perles

Compter, recompter
Les perles de la beauté
Sur ta peau nacrée

Sésame pour ton âme

Lorsque je plonge dans ta beauté,
J’expérimente l’éternité.
Il y a dans la découverte de ton âme,
L’accès au précieux sésame.

Jour, la nuit

Sur un lit de mousse
Les paupières trompent le jour
Retour de la Lune

Me réveiller en toi

Émoi.
J’ai rêvé de toi.
Rêve de toi.
De toi sur moi.
J’ai envie,
Envie de toi.
Envie de moi en toi.
Toi douceur de soie,
Moi te parcourant des doigts.
Et toi ?

La pudeur

En tes antres humides
Ma langue, mes lèvres avides
Quelques fois timides

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